Thursday, September 7, 2017

Projet de discussion basé sur le film Everybody Street

Projet pour le Groupe Photo Anticafé d’une durée de 13 semaines.
A chaque semaine, visionner la portion du film « Everybody Street » couvrant l’œuvre d’un photographe de rue et engager une discussion sur le travail et l’inspiration de l’artiste. Discuter l’inspiration et la portée de l’œuvre.



« Everybody Street », réalisé par Cheryl Dunn en 2013, présente la vie et les travaux de photographes de rue de New York, l'incomparable ville qui a inspiré les photographes depuis des décennies. Capté par la célèbre photographe Cheryl Dunn sur film noir et blanc 16mm film et couleur HD, le film rend hommage à l'esprit de la photographie de rue par le biais d'une exploration cinématographique de la ville de New York.  L’œuvre capture le rush viscérale, singulier de la persévérance et parfois un risque associé aux artistes de la rue.

Les 13 Photographes présentés sont : 

Bruce Davidson, Mary Ellen Mark (1940 – 2015), Elliott Erwitt, Ricky Powell, Jamel Shabazz, Kill Freedman, Joel Meyerowitzz, Brude Gilden, Jeff Mermelstein, Boogie, Rebecca Lepkoff (1916 – 2014), Clayton Patterson, Max Kozloff.

Références:

Site de référence Everybody Street
Distribution des rôles
Discussion avec la productrice Cheryl Dunn
Trailer sur vimeo

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Joel Meyerowitz (1938 -- )



Some photographers go to the streets, and other photographers go to a studio.

Some pretends it is a movie and other photographers walk in to the world and say “show me”.

Those select few who are willing to go to chaos with the high hope to interact with the moment, where life will get clarified for them.

They can welcome ambiguity and surreal aspects of this kind of chaos.

Even thou it is chaos out there, they will have a moment of clarification

There is plenty of people who don't see it, because they don't look that way.

Clips to view:  0 - 5:40 min, 44:50 to 45:30 min, 1:19:00 to 1:22:00 min


JOEL MEYEROWITZ est un photographe dont le travail est apparu dans plus de 350 expositions dans des musées et galeries à travers le monde. Il est né à New York en 1938. Il a commencé à photographier en 1962. Comme l'un des premiers partisans de la photographie en couleurs dans le milieu des années 1960, Joel Meyerowitz a joué un rôle déterminant dans l'évolution de l'attitude à l'égard de l'utilisation de la photographie en couleurs, dont la résistance à l'acceptation quasi universelle. Son premier livre, « Cape Light » , est considéré comme une œuvre classique de la photographie en couleurs et s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires au cours de ses 30 ans de vie. Il est l'auteur de 17 autres livres, dont le livre récemment publié par Aperture, Legacy : la préservation d'espaces naturels dans les parcs de la ville de New York. Meyerowitz est deux fois récipiendaire du prix du Guggenheim , un récipiendaire à la fois des prix de l'AEN et NEH (National Endowment for the Humanities), ainsi qu'un lauréat de la Deutscher Fotobuchpreis. Son travail est dans la collection du Musée d'Art Moderne de New York (MOMA), le Musée des Beaux-Arts de Boston et bien d'autres.

Réferences:

12 Lessons Joel Meyerowitz Has Taught Me About Street Photography

Joel Meyerowitz on the key to street photography
    Sydney Morning Herald,  Aug 2015
Meyerowitz emphasises the importance of photographing the "unspoken, tacit, impending" relationship between disparate things. He believes that it is important to be able to see the context which you are taking your frame from, while you are photographing. "When you put the frame up to your eye, the world continues outside the frame ... you might actually use that as dramatic or unseen content. It leaves certain things ambiguous or unspoken, but impinging upon." He believes that the key to the success of his images has been in realising the relationships between elements.

YouTube Clip


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Martha Cooper  ( 1940's --   )


15:40  --  19:20

Perspective ethnographique: documente comment les gens utilisent l'espace dans un environnement urbain et comment ils survivent.

Références:


Martha Cooper, Train Graffities

Gritty and Graffitied: Street art with photographer Martha Cooper





Thursday, August 31, 2017

Word Press 2017

Discussion du Groupe Photo de l'Anticafé
31 aout 2017

Proposé : 80,000 images, Choisi : 152



Burhan Ozbicili, photographie gagnante
Agence Associated Press
L'assasinat d’un diplomate russe par un policier turque.

Photo qui a choqué à l’échelle de la planète

Cette sélection a suscité une controverse, puisque plusieurs membres du jury soutiennaient qu’il ne faut pas publier de photos de responsables d’actes terroristes, afin d’éviter de leur faire une publicité indue.

Selon Matthieu Rytz, président de World Press Photo Montréal, ce cliché mérite le premier prix parce que « ce que représente cette photo est tellement important, au-delà du terrorisme et de l’assassinat. Elle montre l’incapacité de gérer le conflit syrien ».

Que voit-on sur la photo?
Ambassadeur russe tué durant une exposition vernissages de photos russes.
Événement pendant la prise de photo d’archives
Derrière plusieurs rangés de gens. Au moment des tirs, les gens se sont enfuis et il s’est trouvé face au tueur. Il a su gardé son sang-froid. Il a été capable de prendre l’appareil et capter la scène.
On voit l’assassin, Mevlut Mert Altintas, un policier, l’arme à la main et la victime au sol.

Ce genre de photo soulève toujours la controverse, car elles semble glorifier la violence.

En tant que journaliste, il s’est senti obligé de faire son travail et de capter la scène.

Ne voit-on pas seulement des photos dérangeantes?
Dérangeantes mais nécessaires.

Impression de violence envers celui qui est photographié.

Brutalité du photographe

Photo doit déranger

Beauté de la scène, geste politique qui encourage la violence



La production vidéo, complément au portrait

La production vidéo, outil facilement accessible est-elle devenue une façon d’élargir le spectre du portrait traditionnel?

Un jeune artiste qui cherche à s’implanter dans son domaine doit maitriser la communication médiatique, avec des moyens moins que minimaux. Il doit agir comme une micro-entreprise. Bien sûr, la photographie est un moyen privilégier pour obtenir une présence dans le monde des média sociaux. Mais que dire du vidéo comme média de promotion? Est-il naturel pour un artiste du domaine des arts de performance s’intéresse à la video comme une extension à sa présence dans les média sociaux?

Discussion :Julian MacKay (danseur de ballet classique)

A titre de premier Américain à obtenir un diplôme supérieur de l’Académie de Ballet du Bolchoï en 2015, Julian est devenu le genre de danseur qui remporte les rôles convoités par des candidats avec le double de son expérience. Durant l’été 2017, il sera le plus jeune soliste du Ballet de Mikhaïlovski, de Saint-Pétersbourg. "C'est un parcourt incroyable, à partir du moment où le Ballet du Bolchoï l’avait découvert à New York après qu’il ait remporté le Grand Prix Jeunesse d'Amérique, alors qu’il avait 11 ans. Il a été invité à Moscou pour étudier au Bolchoï.

Référence:
New York Dance project
Ken Browar and Debora Ory
(Kindle cloud version)

Collection photo  ( lien valide jusqu’en aout 2018 )




Ce court métrageréalisé par Charles Thompson (charlesthompsonstudio.com) présente le jeune danseur de ballet Julian MacKay, printemps 2016 alors qu’il fait ses débuts avec comme soliste avec le Théâtre Mikhailovsky à Saint Petersburg, Russie. La musique choisie est « Oecologia » par Benjamin Faugloire.


Comparatif

Nadia Essadiqi,  La bronze, Interprétation de Formidablede Stromea





Comparable à la baladodiffusion (podcasting)
Média alternatif permettant communication verbale et musicale, sans coût de production avec grand potentiel pour la créativité.
Permet de contourner les mécanismes de diffusion établis et contrôlants



Tuesday, August 29, 2017

Portraits, Discussion Anticafé du 31 août

10 portraits sélectionnés pour discussion
Sélectionnez votre portrait préféré et expliquez pourquoi
cette image retient votre attention dans les commentaires
Anticafé, discussion du 31 août 2017

Pratique d'application des critères d'un jury d'évaluation


L'objectif est de revoir comment les règles de composition ont été utilisées pour créer ces images. Ces portraits ont été produits sans utiliser un éclairage de studio.







Canon Powershot SX40
f / 4.5
29.8 mm
1/80 sec
ISO 200





Canon ESO 40D
f / 1.4
50 mm
1/640 sec
ISO 250





Nikon D7100
f / 2.5
50 mm
1/160 sec
ISO 200


Nikon D800
f / 4.0
35 mm
1/60 sec
ISO 500

Nikon D100
f / 2.2
50 mm
1/200 sec
ISO 125






Canon Rebel T2i
f / 2.8
50 mm
1/10 sec
ISO 200








Monday, August 14, 2017

La tyrannie de la beauté


Jean-Francois Amadieu, sociologue et auteur

La société du paraitre, 2017 et Le poids des apparences,  2002






Le fond de la salle, est-ce ce qui nous attend encore aujourd’hui dans un restaurant chic si nous ne sommes pas jugé assez beau ?

Un décolleté plongeant, des hauts talons et une taille 36 : est-ce toujours un atout pour réussir un entretien d’embauche ?

Le chômage : est-ce vraiment ce qui nous guette si nous perdons notre emploi après 50 ans ?
Plus d’argent : est-ce, à compétences égales, nécessairement ce que gagnera un homme sportif par rapport à un quadragénaire en surpoids ?

Après l’immense succès de son livre Le Poids des apparences, Jean-François Amadieu explore un nouveau volet de cet impérialisme du paraître dans nos sociétés, en s’appuyant sur des enquêtes inédites concernant notamment les réseaux sociaux, le monde du travail, la politique ou la télévision.
Il était inévitable que le culte de la beauté, de la minceur ou de la jeunesse finisse par provoquer des refus et des réactions dans l’opinion publique. Allons-nous enfin être libérés de la tyrannie des apparences ?

Jean-François Amadieu est l’auteur du très grand succès Le Poids des apparences. Professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Il est également conseiller scientifique au ministère du Travail et membre de l’agence Entreprises et Handicap.

La tyrannie de la beauté

Interview à Radio Canada, le 13 aout 2017 par Marie-France Bazzo du sociologue Jean-Francois Amadieu.

Jamais l’apparence physique n’a été aussi importante qu’aujourd’hui. L'auteur affirme que notre penchant pour la beauté est devenu une obsession.





Comment notre rapport à la beauté et aux apparences a évolué depuis 2002? Est-il devenu plus lourd qu’en 2002?

On a tendance à oublier que tout l’univers dans lequel on baigne, c’est-à-dire des réseaux sociaux tel Facebook et Instagram, de l’usage des téléphones intelligents, tout ce déferlement d’images et de vidéo au quotidien est un phénomène récent. Ça existe depuis à peu près une dizaine d’années seulement. Cette influence a renforcé considérablement de poids des images, que ce soit pour faire des rencontres, nous trouver un travail, et tout simplement faciliter la vie sociale en général. C’est beaucoup plus important qu’avant.


Vous affirmez que ce n’est pas simplement une accumulation d’images mais un changement d’échelle du paraitre. Comment?

Dans le passé, on formulait un jugement sur les autres qui était très subjectif, souvent discriminant, mais de manière on pourrait dire artisanale. C’est-à-dire que l’on apprécie ou pas la tête de quelqu’un ou sa silhouette. Mais il se trouve que maintenant, on est en train d’entrer dans un monde effarant, puisqu’il se développe des logiciels qui permettent de façon automatique d’analyser les visages de tous, pas seulement pour les identifier comme on fait par exemple dans un aéroport, mais aussi et surtout, de commencer à déterminer toutes sortes de caractéristiques et leur personnalité, et éventuellement, voir leur intelligence. On voit apparaitre une sorte de raffinement dans l’analyse ou le décryptage des visages de chacun. Cela est tout à fait nouveau et aussi inquiétant. On est en train de rentrer dans ce monde. Par exemple, les employeurs peuvent déjà faire des entretiens a distance et analyser de cette manière les visages et d’en tirer plein de conclusions. C’est vraiment un changement profond par rapport à ce qu’on a connu sur les jugements selon les apparences.


Avant de revenir sur le monde du travail, encore un mot sur les réseaux sociaux. On a l’impression avec tout ce partage de photos et de selfi qui n’est pas prêt d’arrêter, doit-on y voir une sorte de redéfinition, d’homogénéisation sur ce que l’on voit comme la conception de la beauté? Est-on de plus en plus dans le conformisme?

Les normes en matière de beauté physiques sont internationales, donc effectivement, le phénomène a tendance à se renforcer. Il y a toujours des tribus, des groupes qui peuvent avoir des aspects physiques un peu différents, mais la tendance à l’uniformatisation gagne du terrain. On le voit avec le recourt fréquent à la chirurgie esthétique est de plus en plus développé, chacun cherchant à se rapprocher de normes plus homogènes.  Il n’y a pas de relâchement en ce qui concerne les silhouettes. Il n’est pas vrai que nous sommes plus tolérants qu’avant sur le surpoids ou le vieillissement par exemple. Au contraire, nos sociétés sont devenues de plus en plus dures : plus de jeunisme, de recherche d’éternelle jeunesse et de la minceur.

Ce qui est frappant depuis une quinzaine d’années, par exemple, si vous prenez les standards de la belle jeune fille, entre guillemets, c’est une silhouette qu’est de plus en plus mince et inatteignable. Ce qui est plus frappant, aujourd’hui, ce qui a changé le plus est que le physique préféré est devenu inaccessible pour la quasi-totalité de la population. C’est la tendance forte qui amène le recours à la chirurgie esthétique de plus en plus fréquemment, refaire une poitrine, modifier un visage, etc.


Vous dirigez un observatoire sur les discriminations. En quoi notre obsession pour la beauté participe-t-elle à augmenter cette discrimination?

Dans le domaine de l’emploi, par exemple, on s’aperçoit que les employeurs vont de plus en plus chercher sur internet des informations sur les candidats, donc entre autres, l’aspect physique à partir des photos. On mesure l’importance de cette dépendance par des enquêtes. On justifie ce procédé en indiquant qu’il y a beaucoup d’emplois ou on peut avoir intérêt à séduire un client ou un pair. L'apparence physique, dans beaucoup de pays, est plus importante. Dans d’autres, on n’utilise pas les photos. Mais avec internet, les photos sont accessibles par tous. L’apparence physique se met a jouer un rôle, ce qui représente une forme de discrimination. Ce qui est plus discriminant n’est pas tant le visage, mais le fait d’être en situation d’obésité, d’avoir des handicaps visibles ou d’être plus âgé. En France, le facteur No 1 de discrimination est l’âge (avoir plus de 50 – 55 ans), le 2eme facteur de discrimination est l’apparence physique.


Les lois pour lutter contre la discrimination, ou les lois pour la diversité à tout point de vue sont-elles efficaces ou sont-elles des veux pieux, ou avoir des effets pervers?

L’apparence physique dans la plupart des pays (en mettant de coté la couleur de la peau) est très rarement un motif qui est protégé ou inclus dans le droit de la discrimination. En règle générale, dans tous les pays du monde, la règle habituelle, les employeurs ont la faculté à discriminer sur le physique d’une personne sans que ce soit en contrevenante avec les lois. En Europe, l’obésité est maintenant classée comme un handicap, ce qui la place au niveau des critères de discrimination


L’obsession du paraître est-elle ne train de susciter des réactions qui pourraient faire changer les choses? Voit-on une forme de raz-de-bol?

Oui, c’est le point le plus intéressant de ces dernières années. On a atteint un tel degré qu’il y a des réactions publiques dans tous les pays et on s’aperçoit qu’il y a de plus en plus de stars qui sur les réseaux sociaux vont lutter contre le jeunisme, les jugements sur le physique, le poids, etc. Il y a des publicitaires qui prennent conscience du problème aussi. Les émissions de télévision, telle La Voix, vont donner la chance à des candidats qui vont avoir des physiques très différents. Il y a donc une prise de conscience, et on observe dans le domaine politique les opinions évoluer et on sent des réactions.

Les gens continuent encore d’être fascinés par l’homme politique jeune et beau : naturellement, ça marche toujours. Mais en revange, les réactions de l’opinion publique contre cette tyrannie de la minceur et de l’éternelle jeunesse sont de plus en plus nombreuses.



Laboratoire de notoriété d'une photo sur les média sociaux

Le mari Instagram:  Inspiré du syndrome 'L'herbe est toujours plus verte chez le voisin'


Référence: Instagram
Cameron Diaz, 5.1 M
Céline Dion, 1.7M
Eugénie Bouchard, 1.5 M
Baddie Winkle, 3.1 M
Cameron Dallas, 20.3M


Saturday, July 15, 2017

Street Smart No 2

Modèle: Mikael Romulus

Artiste graphique. concepteur de personnages, en mode création.












Street Smart No 1

Modèle: Tyles Tyrone Berridge

Expression spontané, authentique, dans le secteur S-Laurent et Sherbrooke à Montréal durant une journée nuageuse.